Aldébaran, Bételgeuse et Antarès

Leo, de son vrai nom Luiz Eduardo de Oliveira, est un auteur prolifique, auquel on doit notamment les séries des « Mondes d’Albébaran » et de « Trent ». Je parlerai ici de trois des quatre cycles des Mondes d’Aldébaran (je ne connais pas le cycle des « Survivants », dont l’histoire se déroule en parallèle de ce qu’il se passe sur Aldébaran), mais je vous conseille quand même la lecture des « Trent », c’est assez chouette.

 

Alors…. Par où commencer…

 

Aldébaran, c’est un cycle de 5 tomes dont le premier est sorti en 1994. L’histoire de situe sur une des planètes du système de l’étoile Aldébaran (planète que l’on nomme Aldébaran pour plus de simplicité). Cette planète a été colonisée par l’humanité au XXIIème siècle, pour échapper aux difficiles conditions de vie sur Terre (pollution, guerres religieuses, extinction massive des espèces…).

Pour une raison que l’on ignore, le contact avec la Terre est complètement coupé, et les colons ont dû se débrouiller tous seuls sur une planète inconnue et hostile. On suit un groupe de personnes confronté à des phénomènes marins inexpliqués, dû à une énorme créature inconnue : la Mantrisse.  Parmi les personnages principaux on retrouve Kim, jeune fille espiègle et débrouillarde, Marc, jeune homme du même village que Kim, et Alexa, femme forte faisant partie d’un groupe scientifique ayant pour but d’étudier la Mantrisse.

Voilà rapidement pour le pitch. Aldébaran, c’est bien, c’est très bien même. De la très bonne science fiction, avec un monde d’une richesse incroyable, des bestioles plus folles les unes que les autres, un fil rouge intéressant qui concerne la Mantrisse, et des personnages qui évoluent au fur et à mesure des tomes. Les dessins de la planète et du bestiaire extra-terrestre sont très beaux. Les personnages sont également très réussis, mais peut être un peu lisses (ils se ressemblent tous un peu).

Seul bémol pour moi : les relations entre les personnages, qui semblent parfois un peu caricaturées ( j’y reviendrai… ).

Je conseille clairement la lecture de ce cycle, pour moi c’est un culte de la science-fiction.

 

Bételgeuse, c’est la suite directe d’Aldébaran. En 5 tomes également, sortis dans les années 2000. Kim devient vraiment le personnage principal et central de ce tome. Elle est chargée de partir sur Bételgeuse (même simplification entre planète et étoile) et de découvrir ce que sont devenus les colons qui étaient partis là-bas. Des études montrent en effet que la Mantrisse trouvée sur Aldébaran aurait un lien avec cette planète. Même concept que pour le cycle d’Albébaran, on se retrouve sur une planète isolée, hostile aux hommes, sur laquelle les colons ont dû s’adapter pour survivre. Et ma foi, Bételgeuse c’est très bien aussi. Encore une fois le monde décrit et le bestiaire sont vraiment riches, les dessins très réussis. C’est vraiment une bonne suite aux premier cycle : on apprend de plus en plus de choses sur la Mantrisse, l’évolution de Kim est intéressante, ça tient vraiment la route.

Seul bémol pour moi : les relations entre les personnages, qui semblent parfois un peu caricaturées ( j’y reviens, et j’y reviendrai encore… ).

Je conseille de lire ce cycle autant que celui d’Aldébaran, le tout est vraiment cohérent.

 

Et nous voici à Antarès…. Pour le pitch, plus ou moins pareil : il est demandé à Kim de partir pour une nouvelle planète, avec un groupe de colons ce coup-ci, pour aider à l’installation du groupe sur la planète. Kim va faire face à des phénomènes surnaturels, qui vont lui enlever sa fille, et l’objectif de ce cycle va être d’expliquer ces phénomènes et de retrouver sa fille. L’histoire est assez chouette, et la fin laisse place à un cliffhanger laissant présager une autre saga prenant de nouveau place sur Aldébaran (« retour sur Aldébaran », à sortir en mai 2018).

Le problème avec le cycle d’Antarès, ce sont les personnages et les relations qui les lient (j’y reviens !). Ils prennent toute la place, sans laissez d’espace à l’histoire. Le petit bémol des deux premiers cycles se transforme en vrai problème narratif.  Toutes les deux pages on a droit à des histoires de fesses, aux seins de Kim (en soi ça ne me dérange pas, d’autant que les dessins sont toujours très beaux, mais l’auteur semble obsédé par les seins de son personnage). Tous les personnages, masculins comme féminins, semblent être amoureux de Kim, et elle se trimbale sans arrêt avec son harem. C’était déjà un peu le cas dans Bételgeuse (ça couchait à droite à gauche, et ils étaient tous amoureux de Kim), mais c’était moins présent, moins lourd. Enfin, un peu moins…

Dans le cycle d’Antarès, ces amourettes ne servent à rien dans l’histoire, ça ne fait absolument rien avancer, et ça donne même des scènes qui sont gênantes (X qui ne veut plus coucher avec Kim parce que Y est amoureux de Kim qui ne sait plus qui elle aime).  Vraiment, toutes ces sous-intrigues amoureuses m’ont énervée, et m’ont complètement fait passer à côté de l’histoire principale.

Pourtant l’histoire en elle-même est intéressante, même si un peu longue (6 tomes au lieu des 5 habituels, ça se ressent..). Mais je pense quand même que c’est le cycle de trop. Si vous êtes vraiment curieux, empruntez le cycle dans votre bibliothèque, ou lisez le résumé sur internet, personnellement je n’en conseille pas l’achat.

 

Finalement, c’est un énorme coup de cœur pour Aldébaran et Bételgeuse, et une énorme déception pour Antarès. Je suis assez attachée à cette énorme saga pourtant, alors que le cycle de « Survivants »  ou la saga « Kenya », du même auteur, ne m’intéressent pas. Je pense que ça tient beaucoup au personnage de Kim, et pas seulement à l’imaginaire étendu de l’auteur. Je lirai probablement la prochaine saga (curiosité quand tu nous tiens, et puis ça fait quand même 20 ans que je suis les aventures de Kim…), mais dans plusieurs années, quand le cycle sera fini (en général, il se passe un an ou deux entre deux albums d’une même saga… Ça nous laisse le temps! ).

 

 

 

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