Batman – White Knight

Étrangement je ne vous ai pas encore parlé de Batman…

Pourtant, je commence à avoir une collection assez sympathique de ce célèbre héros de comics. Sans être une inconditionnelle des super-héros de comics quels qu’ils soient, Batman fait partie des personnages de fictions que j’apprécie, et de très belles œuvres lui sont consacrées; je pense notamment à la série animée de 1992 Batman était top, et à la trilogie de films de Christopher Nolan (surtout « The Dark Knight », cultissime ).

D’ailleurs, si vous avez aimé la trilogie Batman de Nolan, je vous conseille la magnifique BD « Un long halloween », dont sont largement inspirés les films. L’histoire est sombre à souhait et les dessins sublimes ( une très belle idée de cadeau pour noël ! ).

Image issue de l’oeuvre « Un long Halloween »

Je vais vous parler ici d’une oeuvre toute récente parue en octobre 2018, « Batman – White Knight », de l’auteur Sean Murphy.

Sans atteindre la perfection de « Un long halloween », on a la une très belle BD qui traite de manière très originale d’un des méchants les plus cool de la culture pop : le Joker.

Le très doué Heath Ledger dans « The Dark Knight » de Nolan

Comme dans d’autres œuvres du héros, l’histoire pose ses bases sur le fait que Batman n’est peut être pas si bénéfique que ça à Gotham city. Chaque course poursuite avec l’un de ses nombreux adversaires apporte son lot de voitures renversées, d’immeubles saccagés, et donc probablement de victimes collatérales. Ce thème de la responsabilité des actes des super-héros a également été traité dans certains des derniers blockbusters Marvel et DC Comics, notamment dans « Captain Americ : Civil War » suite à la quasi-destruction de la Sokovie, ou dans « Batman contre Superman » (cela n’en fait pas des bons films, hein, mais c’est une problématique intéressante !).

Dans « White Knight » on retrouve donc ces mêmes sujets : destructions massives dans Gotham chaque fois que la Batmobile sort du garage, et le fait que Batman soit « indépendant », sans contrôle de la police. Il va donc être sommé de se calmer un peu, et d’obéir aux ordres, sous peine de poursuites judiciaires.

La personne qui va lancer la chasse au Batman n’est autre que le Joker lui-même, reconverti en citoyen modèle, et défenseur de la ville.  La BD nous offre d’ailleurs une histoire du Joker intéressante, même si elle manque un peu de crédibilité. Car finalement c’est vrai qu’on ne sait pas grand chose de lui. Si ça se trouve, avant d’incarner le Joker, c’était un type lambda, peut être très sympathique….

La BD fait également la part belle à Harley Queen, la compagne du Joker, et c’est assez agréable, les œuvres de Batman étant généralement très… masculines.

Il y a quelques aspects un peu décousus dans l’histoire, des passages incohérents, notamment la transformation radicale du Joker, mais elle trouve sa justification tout au long de l’histoire.

Concernant « le jeu » des personnages, il y a dans la BD un vrai travail sur les ombres très bien trouvé et original.

 

Pour conclure, on a affaire à une chouette histoire, portée par des dessins agréables et très dynamiques, bref, un bon moment de lecture !

 

Et pour le plaisir des yeux, même si ce n’est pas la BD dont parle l’article :

Couverture de « Batman – Amères saisons »

 

 

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