Canardo

Canardo est un anti-héros par excellence. Détective privé, il fume (beaucoup), il boit (beaucoup aussi), il est mal sapé, souvent saoûl… Il est complètement paumé, il donne l’impression de flotter sur le monde, de ne pas être à sa place, d’attendre que tout ça se termine. Il est toujours dans une espèce de torpeur dépressive…

L’univers est très glauque: meurtres, viols, putes, gangsters, police corrompue, gouvernements corrompus également, violence gratuite, maladie, désespoir… C’est peut être cette dernière caractéristique qui définit le mieux la série : le désespoir. On le retrouve chez à peu près tous les protagonistes, dans tous les tomes. C’est très sombre, l’univers est glauque, même s’il a tendance à l’être de moins en moins au fil des tomes.

Les dessins servent très bien l’univers : c’est sombre, c’est humide, brumeux, sale. Les personnages anthropomorphiques sont très réussis, même s’ils ont un peu toujours la même tête (ça me rebutait un peu au début). Dans « la marque de Raspoutine » par exemple Alexandra a toujours la même expression, ça gêne un peu selon moi…

J’ai découvert cette BD quand j’étais jeune, elle faisait partie de la collection de mon père. J’ai lu de nombreuses fois les tomes 1 à 9, ceux dessinés par Sokal (la suite est depuis dessinée par Pascal Regnauld, Sokal restant au scénario). J’ai relu récemment l’intégrale de la série, et après une petite appréhension (vais-je retrouver un amour de jeunesse?), le soulagement était là : c’est vraiment une très bonne série. On s’attache très vite aux personnages et à Canardo.

Je garde une préférence pour les 9 premier tomes, notamment « Noces de brume » et « Amerzone », mais le reste de la série tient la route, même si on perd un peu en désespoir au fil des tomes (mais on gagne en taille de bec du canard, et ça c’est chouette!)…

J’en conseille la lecture!

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