Ces jours qui disparaissent

Lubin est un jeune homme tout à fait normal. Il a des amis normaux, une copine normale, un boulot normal, et une passion normale, l’acrobatie.

Sauf qu’une nuit, Lubin s’endort et se réveille… deux jours après. Sans aucun souvenir de la journée écoulée. Ce phénomène surprenant et soudain se répète tous les jours. Lubin perd une journée à chaque fois qu’il s’endort, et ne vit plus qu’un jour sur deux.  Il finit par se rendre compte que pendant ses périodes d’absence, une autre personnalité prend possession de son corps. Il finit par entrer en contact avec cet autre Lubin par l’intermédiaire de vidéos, et un échange se créée pour que chacun puisse vivre ses journées le plus normalement possible. Les deux personnalités de Lubin sont en effet très différentes: l’un est artiste, songeur et bordélique, quand l’autre est rigoureux, pragmatique et soigneux. Il faut donc qu’ils réussissent à s’accorder au mieux pour gérer ensemble leurs nouvelles vies alternées: travail, petites amies, loisirs, entrainement sportif, alimentation.

Sauf qu’un jour Lubin se rend compte que ce n’est pas une journée qu’il a perdu. Mais deux. Puis trois. Puis quatre. Puis toute une semaine… Son alter ego prend le pas sur lui.

L’histoire est superbement menée, et appuyée par des dessins très agréables et colorés. On est happés par l’intrigue et on a très vite envie de savoir ce qu’il va se passer. On ne suit que le « premier Lubin », l’autre ne nous est dévoilé qu’à travers les rapports vidéos qu’ils entretiennent. Ainsi, si ces rapports diminuent dans le temps ou s’arrêtent, on ne sait plus ce qu’il arrive à l’autre Lubin. Cela nous permet de ressentir encore plus fortement les émotions du personnage principal, plus que si l’on nous avait raconté les deux vies en parallèle.

C’est un conte poignant, et très mélancolique. Cela nous fait nous questionner sur notre rapport au temps, mais aussi sur ce qui fait les amours et les amitiés. Petit bémol pour moi, le futur représenté quand le personnage vieillit est un peu trop avancé à mon goût, et peut nous faire décrocher de l’histoire par moment. Mais on raccroche très vite!

Bref, un très très bon moment de lecture (et un gros merci à Medoc et au Cosy Culture Club du Cosy Corner pour cette nouvelle découverte!)

 

 

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